Grâce à un kit de seringues qui coûte l’équivalent de 75,92 euros, ce couple de lesbiennes a réalisé son rêve le plus cher : celui d’avoir un bébé. Leur ami leur a donné un échantillon de sperme pour que l’une de ces lesbiennes puisse donner la vie.

Relayée par nos confrères de Metro, l’histoire de ce couple de lesbiennes qui ont eu un bébé a été rendue possible grâce à leur ami, qui leur a donné son sperme. Cathy et Klarisse ont pu devenir mères alors que la procréation assistée était très chère.

L’une des femmes a acheté un kit d’insémination sur Internet

Pour avoir un enfant, Kathy et Klarrise se sont heurtées à l’interdiction de la gestation pour autrui au Québec. Elles ne pouvaient pas non plus se rendre dans un centre pour la fertilité car ce procédé coûte plus de 10 000 dollars canadiens, soit l’équivalent de 6733 euros.

A cause de ces obstacles, le couple pensait que ce rêve était hors de portée. Seulement, Cathy s’est procuré sur Internet un kit d’insémination à domicile pour pouvoir enfin donner la vie.

C’est l’ami du couple qui lui a donné son propre sperme pour qu’elle puisse s’autoféconder. La petite Amaya est donc née et a réalisé ce que souhaitaient les deux femmes.

««Pour nous, il s’agissait soit d’acheter une maison, soit de fonder une famille et ce n’est pas une décision que nous voulions avoir à prendre parce que nous voulions ces deux choses», affirme Cathy. Parfois, les couples homosexuels sont victimes d’homophobie. C’est le cas quand le pape suggère la psychiatrie pour cette orientation sexuelle.

Leur ami homosexuel n’arrivait pas à être fertile

Si les deux mères n’ont pas pu avoir accès à la banque de sperme, c’est parce qu’elles n’avaient seulement que les économies pour pouvoir acheter une maison pour le couple.

«Nous avons dû prioriser la maison car nous vivions dans le sous-sol de mes parents à l’époque», raconte celle qui a trouvé le kit d’insémination. C’est grâce à leur ami homosexuel, qui suivait un traitement de fertilité sans succès, qu’elles ont pu avoir accès à ce rêve qu’elles chérissaient depuis longtemps.

Elles ont utilisé une tasse de sa semence pour l’injecter grâce à une seringue dans l’utérus de Cathy. Parfois, la famille peut se mobiliser pour réaliser ce rêve. Pour aider son fils homosexuel à avoir un enfant, cette maman a accouché de son propre bébé.

Un couple emballé par l’idée d’avoir des enfants dès leur rencontre
Cathy, hôtesse de l’air et sa compagne, Klarrise ont pu se connaître et se mettre en couple grâce à une application de rencontres en 2016.

Deux ans plus tard, elles ont convolé en justes noces. Leur rêve d’avoir des enfants a été évoqué dès les premiers jours de leur idylle.

Pourtant, elles étaient toutes les deux d’accord que les traitements de fertilité n’étaient pas à leur portée en raison du prix. La fécondation in vitro et l’insémination intra-utérine étaient donc inenvisageables pour les deux jeunes femmes.

Le couple s’est heurté à l’interdiction de la maternité de substitution dans leur pays

Alors que le couple s’évertue à économiser, leurs deux épargnes leur ont permis de déposer un apport de l’équivalent de 8753,09 euros pour avoir une maison avec quatre lits dans la ville de Montréal.

C’est pour cette raison qu’elles ne pouvaient pas se permettre de dépenser dans une clinique de fertilité. Les deux femmes se sont également heurtées à un autre obstacle : le recours à une mère porteuse est interdit sur leur territoire.

Les mères ont signé un contrat avec leur ami

Face à cette frustration de ne pas pouvoir être mère, leur ami homosexuel leur a tendu la main. Il leur a ainsi proposé de leur faire un don de son sperme sans aucune contrepartie. Pour autant, s’il s’agissait d’un acte amical, les trois ont quand même signé un contrat.

Ce document stipulait que le donneur n’avait aucun droit parental sur l’enfant à naître et qu’il ne ferait pas partie de la vie de ce dernier. Des conditions auxquelles a consenti celui qui a permis cette conception pour Cathy et Klarrise.

Elles ont utilisé un kit d’insémination après avoir utilisé une seringue ordinaire Afin de ne pas payer des frais dans un centre de fertilité, le couple de femmes lesbiennes a d’abord utilisé une seringue classique pendant quatre ans.

«J’ai essayé d’utiliser la seringue achetée en pharmacie pour injecter le sperme de mon ami, mais sans succès» témoigne Cathy.

C’est ce qui l’a poussé avec Klarisse et elle à chercher une autre solution. C’est ainsi qu’elles ont découvert sur le web qu’elles pouvaient se procurer des kits d’insémination à domicile commercialisés pour l’équivalent de 59,93 euros.

Qu’est-ce que la PMA ?

Il s’agit de l’acronyme de la procréation médicale pour autrui, comme expliqué dans Passeport Santé. Si les deux femmes n’ont pas pu y recourir pour des raisons financières, cette technique interdite en France pour les couples homosexuels consiste en deux méthodes, l’insémination artificielle qui consiste à injecter directement le sperme dans l’utérus ou la fécondation in-vitro, qui peut avoir lieu en même temps qu’une grossesse naturelle.

Cette dernière technique médicale implique pour les couples hétérosexuels, de faciliter la rencontre entre le spermatozoïde et l’ovule avant d’injecter l’embryon dans l’utérus.